26 avril 2017

Un aperçu de la production artistique dans le royaume de Majorque. Nouveaux apports – Nouveaux regards

Journée d’études du Centre d’Études Médiévales de Montpellier

Vendredi 12 mai 2017 – 9h – 18h – Salle de colloque 002

Montpellier, UPV, Site Saint-Charles – Rue du Professeur Henri Serre – Tram ligne 1 – Arrêt Albert 1er

La constitution du Royaume de Majorque s’appuie sur le fait suivant : le 21 août 1262, Jacques 1er d’Aragon dit “le Conquérant” règle sa succession et partage ses États en deux ensembles destinés à chacun de ses fils. Ce testament précise les faits suivants : il réserve l’essentiel de son héritage à Pierre III d’Aragon dit “le Grand” (le primogénit), en lui donnant l’Aragon, la Catalogne, et Valence ; mais il aussi fait sa part au plus jeune, Jacques II de Majorque, le fils cadet avec les îles de Majorque et d’Ibiza (récemment conquises sur les musulmans), les comtés de Roussillon et de Cerdagne, le Vall de Ribes, le Capcir, le Conflent, le Vallespir, les possessions de la couronne d’Aragon conservées en France méridionales depuis le traité de Corbeil (1258), et Montpellier.

Les deux princes héritiers semblent dans un premier temps accepter de se conformer à cet arrangement. Ils deviennent alors procureurs et vicaires généraux de leurs territoires respectifs. Cependant l’historiographie a toujours souligné le caractère artificiel du regroupement constituant le royaume de Majorque. Les territoires qui le composent sont en fait ceux qui n’appartiennent pas traditionnellement à l’héritage de la maison d’Aragon et de Barcelone. Il est formé de villes et contrées très dissemblables, fort éloignées les unes des autres, au milieu d’ennemis puissants. Ce manque surprenant de vision politique et stratégique du Conquérant a divisé une couronne solide qui avait remarquablement agrandi ses horizons, et créé un royaume “de cristal” difficile à contrôler, une “couronne d’épines” condamnée à un destin tragique et malheureux.

A la mort de Jacques 1er d’Aragon en 1276, Jacques II de Majorque hérite donc de cette situation politique et territoriale difficile. Cependant, les solides réseaux économiques et commerciaux du royaume offrent une conjonction de facteurs favorables au développement de ces territoires tournés vers la mer : les îles Baléares et sa capitale, Palma ; la ville de Perpignan et le port de Collioure ; la ville de Montpellier et le port de Lattes. Le règne des rois de Majorque dure 73 ans, mais pour Marcel Durliat, la coexistence de “Majorquins, de Catalans, et de Languedociens dans un même état à la double fidélité catalane et française facilita de fructueux échanges […], notamment dans le domaine artistique […]“.

Organisation scientifique : Anne Leturque (Contact : anne.leturque@gmail.com)

Voir l’affiche et le programme ci-joint.

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By Anne Leturque Actualités Journées d'étude Share: